Les gays vus par le septième art!!
Romance, Comédie, Fantastique, Drame, Aventure, Horreur, Fiction... et Queer!

lundi, novembre 06, 2006

Shortbus



Date de sortie : 08 Novembre 2006
Réalisé par John Cameron Mitchell
Avec Sook-Yin Lee, Paul Dawson, Lindsay Beamish...
Film américain.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 42min.
Année de production : 2005




Shortbus suit plusieurs personnages new-yorkais dont les aventures tragi-comiques naviguent entre sexualité et sentiments. Tous fréquentent un club underground moderne, Shortbus, où s'expriment toutes les sexualités.
Sofia est sexologue et n'a jamais connu l'orgasme. Avec son mari Rob, elle simule le plaisir depuis des années. Sofia croise Severin, une maîtresse dominatrice qui tente de l'aider.

Parmi les patients de Sofia, James et Jamie sont un couple gay qui tente d'ouvrir ses relations sexuelles à un troisième partenaire. James propose une relation avec Ceth, mais Jamie reste sur ses gardes. James semble avoir un projet secret. Il est suivi par un mystérieux observateur, Caleb...

>> Site officiel

33 Comments:

Anonymous safox said...

Après "Hedwig and the Angry Inch", œuvre d'une totale inventivité, d'une réussite incroyable, où John Cameron Mitchell est tout bonnement génial, j'étais impatient de voir la suite ! et j'en suis encore bouleversé ! film plus nostalgique et plus sombre sur le fond "Shortbus" est tout aussi "culotté" dans une époque où l'on encense la mollesse, la vacuité et l'absence de point de vu, on ne pourra pas le lui reprocher ! que les grenouilles de bénitier qui quittent la salle rentrent chez elles, toutes les scènes de sexe sont à l'image de la vie : belles, sincères et drôles ! ces acteurs sont magiques d'émotion et d'implication ! La BO est un bijou ! que dire du parti pris très assumé de la réalisation ! pour moi c'est une vraie belle réussite ! et je réclame un nouveau film au plus vite qui nous fasse autant de bien ! (prenez-en de la graine Monsieur Téchiné avec vos "témoins" soi-disant légers pour le sujet!)

12:27 PM

 
Anonymous anhama said...

Je me demande si ceux qui ont écrit des critiques négatives ont vu le même film que moi? Des scènes de cul crues et mal filmées? Vraiment? Où. Quand? J'ai vu de la sensibilité, de la tendresse, de l'humour, de la finesse et de la provocation. Tous les ingrédients nécessaires à un vrai bon film différent de tout ce qu'on peut voir autour. Non, ce film ne traite pas de sexe. Il parle de sexualité. Je trouve grave qu'on ne sache plus faire la différence à une époque où l'on est pas censé avoir de tabous.

12:28 PM

 
Anonymous Pretention said...

Un film littéralement bouleversant ,loin d'être aussi insignifiant qu'on l'a dit ,et comme on la signifier plus bas ,ce qui sont choqué de ces scènes de sexe non simulé ne sont venus que pour pouvoir les observer ,car qui n'était pas prévenu ?Je suis loin de m'être attaché a celles -ci ,il faut allaer plus loin ,ce film est une utopie ,l'utopie d'un monde ou l'obscurantisme imploserait et ou les gens pourraient vivre leur vie de la manière la plus libre qui soit ,dans la tolérance commune ,et quel est le sujet qui divise tant de gens de nos jours ?c'set le sexe oui le sexe et ce film en fait l'apologie ,mais non pour sa valeur stimulante mais naturelle et sociale ,Ce bordel du shortbus ce sert du sexe pour rassembler, à l'image de la scène ou l'on voit tout le petit monde en train de s'encanailler ,des grands ,des petits ,des maigres ,des gros ,des noirs ,des blanc,des hétéros ,des gays.....ce film est une merveille ,un assemblage de personnage ,de situation grotesque ,attachante ou émouvante ...a voir et a revoir!

12:28 PM

 
Anonymous jeanphil said...

Un film drole et émouvant sur des personnages haut en couleur.On s'attache très rapidement a certains des personnages et a leur problème. Un film cependant en dehors de ce que hollywood nous avez habitué, donc succeptible de ne pas plaire au grand public.Les connaisseurs de bon film apprécieront. Soit on aime, soit on déteste,mais personne ne resteras insensibles.

12:28 PM

 
Anonymous wiwaciwaj said...

Du choc chic, du cul intellectualisé mais une belle utopie, dystopie... Un film qui bouleverse pas mal de valeur, transgresse tous les tabous et montrent des personnages attachant parce qu'ils se détestent eux même. A voir

12:28 PM

 
Anonymous LADIDE94 said...

Je suis attéré voire furieux par les critiques négatives écrites sur votre site. Comment être écoeuré par ce film si ce n'est parce qu'on a envie de l'être ? Le réduire à des scènes pornographiques montre bien que c'est dans cette seule intention que le spectateur s'est rendu dans la salle. Bien au contraire, "Shortbus" montre bien qu'il est possible de faire des scènes de sexe qui ne soient jamais porno mais bien au contraire qui ne font que rajouter de la signification à ce qui nous est montré des personnages. Rien de graveleux mais une infinie tendresse pour les héros qui montrent bien qu'il n'y a jamais de comportements déviants mais plutôt une difficulté à vivre pleinement ses sentiments. Ajoutons à cela des "acteurs" trés émouvants, une bande son qui éveille nos sens et nous transporte et une authenticité dans la mise en scène qui montre à quel point le réalisateur aime les Gens. Un authentique CHEF D'OEUVRE

12:29 PM

 
Anonymous Kabouki said...

génial, émouvant, hilarant par moment, enfin bref un grand moment de bonheur ...

12:29 PM

 
Anonymous Gash said...

«Depuis longtemps, je veux faire un film sur l’amour et le sexe qui ne s’autocensure en rien!» dit John Cameron Mitchell. Une déclaration d’intention claire, et qui ici s’assume pleinement. Pour parler de la sensibilité et de l’épanouissement sexuel de ses personnages, il a choisi de mélanger les genres. On trouve donc des passages de comédie musicale et d’animation, le drame n’est jamais complètement dénué d’humour ou d’espoir, quant au rire et au plaisir, ils sont souvent teintés de mélancolie ou de tristesse enfouie. Certains regards lancés à la caméra, emplis d’amour, de compassion ou de désespoir, sont bouleversants. Et puis il y a le sexe. En osmose parfaite avec les thèmes traités, le film a l’audace de montrer dès les premières minutes des scènes de sexe non-simulées. Une façon d’inscrire la sexualité comme élément essentiel d’un récit tout en balayant avec intelligence une certaine pudibonderie autour de sa représentation à l'écran. On assiste donc à de superbes orgies, on chante l’hymne national américain dans une scène de triolisme gay, on s’auto-fellationne, on se masturbe, on éjacule sur des œuvres d’art, tout cela de manière totalement décomplexée. C’est dans cette liberté et ce mélange que réside la principale réussite du film et son ton si particulier de tristesse légère. Grâce à cela, une sorte de distance est également prise, évitant le voyeurisme, le trop-plein de pathos ou le côté « thérapie de groupe» qu’un tel sujet pourrait supposer. Aux Etats-Unis, un «shortbus» est un car scolaire pour enfants caractériels, surdoués ou hypersensibles – un choix de titre résumant la position du film, qui défend la différence et la liberté, tout en dénonçant subtilement la pression exercée par la société sur les plus fragiles et les plus sensibles. Pour cela, Shortbus représente une démarche courageuse, originale et franche. Mais c’est aussi une œuvre empreinte de sincérité, de sensibilité et de ludisme où souffle une joyeuse et touchante liberté.

12:29 PM

 
Anonymous CEE said...

Shortbus relance un débat : celui de l’interdiction. Pourquoi interdire aux – de 18 ans Saw 3 ou Ken Park alors que ce film, aux images bien plus explicites que le film de Larry Clark, n’est seulement interdit qu’aux moins de 16 ans. Même si une plus forte peine serait injustifiée, on est en droit de se pose la question, le -18 n’étant qu’une vaste supercherie. Ils sont plusieurs : l’une aimerait connaître le premier orgasme avec celui qu’elle aime, l’autre à peur de se faire pénétré et une autre ne prend son pied qu’en dominant. Tous ont leur point de vue sur la sexualité ; enfin….ce qu’ils croient. Crues et viscérales, les scènes le sont incontestablement, même si je préfère ne rien dévoiler…. En unifiant les êtres, en donnant une valeur bien plus spirituelle et philosophique au sexe que bien des films, Shortbus relève de la libération sexuelle qu’on attendait depuis un moment. Si les Ken Park, Les lois de l’attraction et co traitaient du sujet, ils ne le faisaient qu’en l’effleurant alors que ce film le prend de plein pied. Pourquoi faire l’amour comme cela alors qu’on peut le faire comme ceci ? Le sexe n’est pas qu’une pénétration qu’on fait pour faire perdurer un couple, il est le fondement de notre civilisation et de nos âmes. Celui qui n’a pas compris ça n’a rien compris….

12:30 PM

 
Anonymous Martusia said...

N'étant pas une grande spécialiste du domaine "érotique-porno", je ne suis pas capable de qualifier ce film en ces termes. Enfin en tout cas ce n'est pas du tout l'image que je me fais d'un porno, c'est-à-dire femme soumise, multiples positions et gros plans. En fait, selon moi on ne devrait même pas commencer la définition de ce film par les scènes de sexe. Certes, elles sont là, certes elles sont explicites, mais pas choquantes, ni même vulgaires. Elles sont même la plupart du temps drôles (surtout le coup de l'hymne national chanté dans les fesses...). Ce film parle de sexe, mais c'est peut être même secondaire. Ce film parle des relations hommes/femmes, ou hommes/hommes ou quelqu'autre combinaison que ce soit, les relations humaines en gros. Il pose pas mal de questions de fond et y apporte une réponse à laquelle on peut ne pas adhérer, mais la réponse y est. Ce qui est surtout important c'est que ce film est esthétique et surtout très touchant. Il ne s'encombre d'aucun cliché, au contraire fait face aux stéorotypes. Il n'a pas pour vocation d'imposer un quelconque dictat, c'est un souffle de liberté et de tolérance. Et qui nous montre bien que l'habit ne fait pas le moine : pourquoi une sexologue aurait-elle nécessairement des orgasmes? Et pourquoi la sodomie serait à la base d'un rapport homosexuel? Pourquoi se mettre tant de pression pour "être dans la norme"? Les personnages, eux, arrêtent de se poser des questions et se laissent guider par leur instin... c'est là que les lumières s'allument.

12:30 PM

 
Anonymous sirilsurfer said...

j'ai beaucoup ri, j'ai été touché.Clairement, dès les premières 5 minutes on se demande où on va tomber..les scènes sont vraies et un moment, je pense à "Hustler white". Mais dès que les dialogues d'installent, cela devient savoureux.Beaucoup de petites "inventions" renforcent des scènes de sexe qui en temps normal auraient pu s'avérer plates et ennuyantes. Mais au final, le film regorge d'humanité et d'intelligence, d'un certain naturalisme, et d'un vent de liberté cinématographique. Lorsque l'on voit un film de cette trempe, on se dit que le cinéma a encore des choses à dire...

12:30 PM

 
Anonymous officiel76 said...

un film absolument étonnant : un film porno qui évite toute vulgarité, et dont le sujet est traité de manière intelligente, en évitant tous les clichés et toute hypocrisie. on peut regretter que le message fasse un peu l'apologie d'un sexualité en marge de la tradition, mais après tout chacun est libre d'exposer une idée si c'est fait de manière intelligente, et là vraiment j'ai été bluffé. c'est sexuel, choquant, dérangeant, outrancier certaines fois, mais maîtrisé et très réussi. un film qui ne peut pas laisser indifférent, que l'on hait ou que l'on aime. donc interessant. à voir !

12:31 PM

 
Anonymous MattNantes said...

Avant d'écrire cette critique, je me suis penché sur les critiques des détracteurs du film. Ils n'y ont vu qu'on film porno vaguement esthétisé. Je me suis dit qu'ils avaient sans doute raison. Puis je me suis vu aimant ce film. J'ai pour le coup trouvé ces commentaires insultant, faisant d'une personne qui aime ce film l'incarnation du côté obscur de la morale. Certains se sont même pratiquement endormis devant alors que j'ai passé mon temps à m'esclaffer, être tantôt attendri, curieux, parfois triste. Curieusement, je n'ai pas été sexuellement excité, sûrement parce que ça n'est pas le but de la manoeuvre. Je ne comprends pas qu'on puisse être choqué; malheureusement je le conçois. Ce film m'a touché, je le trouve beau et généreux, à la hauteur de ce que nous sommes. Il m'a semblé décrire la manière dont nous consommons notre vie et celle des autres et à justement s'extraire de cette consommation, même si ce terme fait grincer des dents. Ce film appartient aux gens dont la vie est passée par une quête du corps, aux gens qui ont survécu à leur propre corps. Je les ai tous trouvé beaux et vrais. Quant à ceux qui trouvent que les acteurs jouent mal, je voudrais savoir de quel canon de jeu ils se réclament et remettre ce canon dans son contexte. Je les ai trouvé touchants et sincères. Depuis longtemps j'attendais un film qui allait se réaliser en assumant la part du sexe dans la vie de chacun. Je trouve fantastique qu'on puisse réunir autant de personnes pour créer un tel objet. L'existence même de ce film me réjouit.

12:31 PM

 
Anonymous Plotpoint said...

Avant d'écrire cette critique, je me suis penché sur les critiques des détracteurs du film. Ils n'y ont vu qu'on film porno vaguement esthétisé. Je me suis dit qu'ils avaient sans doute raison. Puis je me suis vu aimant ce film. J'ai pour le coup trouvé ces commentaires insultant, faisant d'une personne qui aime ce film l'incarnation du côté obscur de la morale. Certains se sont même pratiquement endormis devant alors que j'ai passé mon temps à m'esclaffer, être tantôt attendri, curieux, parfois triste. Curieusement, je n'ai pas été sexuellement excité, sûrement parce que ça n'est pas le but de la manoeuvre. Je ne comprends pas qu'on puisse être choqué; malheureusement je le conçois. Ce film m'a touché, je le trouve beau et généreux, à la hauteur de ce que nous sommes. Il m'a semblé décrire la manière dont nous consommons notre vie et celle des autres et à justement s'extraire de cette consommation, même si ce terme fait grincer des dents. Ce film appartient aux gens dont la vie est passée par une quête du corps, aux gens qui ont survécu à leur propre corps. Je les ai tous trouvé beaux et vrais. Quant à ceux qui trouvent que les acteurs jouent mal, je voudrais savoir de quel canon de jeu ils se réclament et remettre ce canon dans son contexte. Je les ai trouvé touchants et sincères. Depuis longtemps j'attendais un film qui allait se réaliser en assumant la part du sexe dans la vie de chacun. Je trouve fantastique qu'on puisse réunir autant de personnes pour créer un tel objet. L'existence même de ce film me réjouit.

12:31 PM

 
Anonymous Babel_Web said...

Cru et provoquant, shortbus est un film "gai" qui nous concerne tous. Il montre avec émotion les angoisses relationnelles de notre condition d'humain. Les cascades et autres acrobaties ont été réalisées sans trucage...Preuve que l'on peut faire de l'art avec du cochon !

12:32 PM

 
Anonymous Yume said...

Un film salvateur. Il y souffle un vent de liberté et d'anarchie qui rime avec bonheur. Un bonheur si difficile à atteindre qu'il parait précieux!

12:32 PM

 
Anonymous jimboss said...

Un film salvateur. Il y souffle un vent de liberté et d'anarchie qui rime avec bonheur. Un bonheur si difficile à atteindre qu'il parait précieux!

12:32 PM

 
Anonymous jimboss said...

J'ai un peu de mal à comprendre toutes les critiques négatives sur ce film. Jamais ce film ne m'a fait penser à un film pornographique. Un film réjouissant, qui s'assume plutôt bien je trouve.

12:33 PM

 
Anonymous zoum2000 said...

Par où commencer ? Ce film est tellement vaste. Pourquoi pas par le commencement tiens avec une ville de New-York présentée de façon belle et originale, un décor cartoon-pâte qui annonce la couleur : COLORÉ !! Et puis cette première rencontre avec les personnages où l'on se dit : en effet le réalisateur ne recule devant rien. Ma première pensée fut Ken Park, le film de Larry Clark et puis il suffit de quelques secondes pour que Shortbus n'est plus rien à voir. Une tentative d'autofellation qui fait sourire car franchement, quel homme n'y a jamais pensé ? Et voilà, c'est parti. On découvre ses personnages aux pratiques sexuelles auxquelles on adhère pas forcement : homosexuel(le)s, sadisme, masochisme, triolisme, partouze...et malgré tout, pas ce sentiments d'être choqué (mais ca n'engage que moi). Chacun de ces protagonistes est touchant, drôle, triste, aventureux, téméraires, perdu, grave, léger, délurés... qualificatifs que l'on peut tout simplement donner à Shortbus. Certes il y a là un concentré de toutes les pratiques sexuelles (autorisées) mais il en résulte finalement un reflet de notre temps: La recherche d'un bien-être qui m'a rarement parru aussi "vrai" au cinéma. Pas d'artifices, pas de superflus, chacun cherchant a atteindre une vérité. Shortbus est un microcosme des années de "libération sexuelle" cachés dans le conformisme de New-York et c'est finalement le reflet de notre société où le sexe n'est plus assimilé à un jeu mais à quelque chose de négatif. Alors merci à ce film de lui redonner ces lettres de noblesse : un jeu qui n'a aucunes limites dans le consentement mutuel, une découverte et une recherche perpétuelle de soi hors des clichés de la beautée, de la performance et du "tout beau tout rose" vendu par les magazines, les films et la pub, et de montrer les relations de couples telles qu'elles sont : compliquées, pleines de vie et de sentiments et, menacées et sublimées par tout ce qui nous entoure.

12:33 PM

 
Anonymous pitch22 said...

John Cameron Mitchell m'a impressionné. Après Hedwig and the Angry Inch, je ne m'attendais pas à trouver un tel OVNI, aussi affranchi des règles de l'auto-censure. Mais l'intérêt principal n'est pas dans la crudité car le réalisateur (gay) a réussi, avec une grâce aussi drôle que poétique, à fusioner cinéma d'art et porno (gay -ça donne l'occasion de scènes très originales-, hétéro, mélangé, onaniste) tout en dépassant la dialectique assomante du rapport binaire homme-femme. Pour moi, c'est un film de réconciliation entre les deux, ce qui n'est pas advenu depuis les années 1970. Certes, il y a eu Breillat, Bonello, Nolot, mais ici on quitte le genre "grave", glauque, replié sur soi, pour le lumineux, la légèreté, la satire palpitante. Cette fiction désinhibée s'inscrit très bien dans la modernité new-yorkaise, au sein d'un microcosme de marginaux du sexe, absolument pas violents, en quête d'épanouissement par la (plus ou moins) douce subversion. La "pauvre" thérapeute de couples ne sait plus où donner de la tête (ni du reste)... Les personnages (dont quelques beaux mecs) deviennent vite attachants ; on les suit dans leurs délires comme dans leurs souffrances (progressivement dévoilées), à travers un esthétisme magnifique (qui commence dès l'ouverture, avec la maquette numérique de la ville), dans une alternance de sexe, de silences, de doutes, de musiques, de poésie, de folie et de dialogues croustillants. Et au bout, on a droit à un final magnifique, d'une sensibilité à fleur de peau, qui rappelle Hedwig.

12:33 PM

 
Anonymous kinomaniac said...

Voilà un film digne de 2006. Enfin un vrai reflet de notre société et de ses humains, des vrais, des déjantés, des amoureux, des voyeurs, des assexués, des affamés de sexe, des frustrés, des jouisseurs, des partouzeurs, des timides....tous les types humains y sont représentés avec un regard d'une tendrasse absolue. Bravo ! A recommander à ceux qui aiment le cinéma qjui ne laisse pas indifférent !

12:33 PM

 
Anonymous 1ou2mo said...

Publicité fallacieuse pour un film Underground. Il eût été plus honnête d'annoncer la catégorie de public, au demeurant légitime, appelé à visionner cet avatar de him & him . D'aucuns ont eu l'idée de faire des comparaisons avec le sublime Kent Park, c'est une offense. Itou... dans notre salle également les "fourvoyés" quittaient la séance.

12:34 PM

 
Anonymous bbjulien said...

Un film de plus a ajouter aux erreurs de "casting" de 2006 au coté de « Isolation, Ils, Toi et moi et autre Borat ». C'est simple je suis parti au bout de 15 minutes plus que suffisant pour une telle oeuvre. Mais il fallait que je signale de quel niveau est ce film : navrant. !! De nombreux spectateurs et couples sont partis comme je les comprends. Des scènes de sexe crues, mal tournées et filmées, et autres longues scènes de sexe entre homosexuels, passionnant non !! Je ne me considère pas comme puritain, facilement choqué ou étroit d’esprit ; c’est simple même si je n’avais pas une carte illimitée je serais partis Voir différents cas en mal d'amours ne trouvant pas leurs satisfactions sexuelles absolues et « créatifs aux possibles » s'il en est ?!!!(cf. première scène outrancière au possible pour les hommes), quel scénario. !!!! Un calvaire : éviter le !!!

12:35 PM

 
Anonymous mc92 said...

John Cameron Mitchell à travers ce film explore le malaise sexuel qui semble affecter de nombreux citadins occidentaux de nos jours .En refusant de s'affranchir de certains tabous , ils entretiennent un état de frustration affective ou sexuelle constant , source de conflits avec leur entourage. Ainsi le shortbus , malgré les apparences , n'est pas un simple lieu de débauche ; il apparaît comme un lieu d'épanouissement physique , intellectuel et collectif , refusant toute exclusion physique , sexuelle , ethnique ...permettant de libérer son corps et son esprit .. Que l'on partage ou non cette philosophie de vie sous-jacente , on ne peut rester insensible à la dimension humaine du récit - mise en relief par la spontanéité des acteurs , la pertinence des dialogues , l'humour permanent ....dès lors les quelques scènes crues du film deviennent soutenables et parfois hilarantes

12:35 PM

 
Anonymous s.c. said...

Réalisateur de l'étrangement seventies "Hedwig & The Angry Inch", John Cameron Mitchell est de retour avec ce que l'on pourrait appeler une comédie sexuelle. Soit les errances plus ou moins subies d'un couple homo en crise, d'une sexo-thérapeute qui n'a jamais connu l'orgasme, d'une maîtresse SM qui n'a jamais connu l'altérité, et un cortège de voyeurs ou participants occasionnels aux vies de ces protagonistes hauts en couleurs. Tout ce petit monde se retrouve au Shortbus, bar-club sensiblement partouzard, et échange, expérimente, règle au mieux ses comptes avec les autres et la société américaine en général. On n'est pourtant loin des atermoiements dramatico-sensibleux auxquels un cinéma indépendants ricain nous a parfois habitué. En choisissant la comédie pure (y compris dans les scènes de cul non simulées au sujet desquelles on a beaucoup glosé), John Cameron Mitchell désamorce toute tentative de "faire sérieux", de surplomber un sujet qui aurait, sans cela, toutes les raisons de ressembler à une contemplation de nombril(s) un peu vaine. D'autant que le parti-pris léger adopté par le réalisateur (dont on peut dire qu'il a également eu la main heureuse en sélectionnant son casting - impeccable) ne prive jamais "Shortbus" de la gravité sous-jacente voire de la subtile mélancolie qu'il distille. Notamment lors d'un final rassembleur, naïf peut-être, mais tellement sincère qu'il achève de conquérir le spectateur. Que ce film éminemment "en vie" soir reparti bredouille d'un Festival de Cannes qui, dans le même temps, couronnait l'infect "Babel" laisse sans voix.

12:36 PM

 
Anonymous biograf said...

Franchement, ça sent la mauvaise excuse pour montrer du sexe entre hommes. Je suis tout à fait pour qu'on montre du sexe à l'écran si l'on considère que c'est une partie naturelle de la vie, et donc du cinéma, mais le film râte l'occasion en montrant de gens pour qui le sexe et tout sauf naturel (qu'ils soient hommes ou femmes). Certains trouveront de l'intérêt dans les ébâts qu'on nous montre, mais avoir de l'intérêt pour les acteurs sera beaucoup plus difficile. Une belle occasion râté

12:36 PM

 
Anonymous stefanel said...

Dire qu’on attendait avec impatience le deuxième opus de Mitchell cinq ans après le flamboyant Hedwig and the Angry Inch relève de l’euphémisme. Il ne s’était signalé ces dernières années que par la réalisation de quelques clips des Scissor Sisters. Cette tranche de la vie sexuelle de plusieurs personnages ne convainc hélas pas tout à fait. C’est certes surprenant, débridé et libéré (tout est montré) mais cela reste au stade d’un cinéma amateur et expérimental. Mitchell souhaitait « un film qui ne chercherait pas forcément à être érotique, mais qui essaierait plutôt d'utiliser le langage de la sexualité comme une métaphore des autres aspects des personnages ». Au final, on reste perplexe face à une histoire assez pauvre, peu structurée et donc pas toujours compréhensible, à un montage impétueux et au manque d’enseignements à tirer du film. Une curiosité néanmoins.

12:37 PM

 
Anonymous dam38 said...

Un film vrai ! On a l'impression de vivre les sentiments des personnages (en passant les jeux d'acteurs sont énormes). Il y a une atmosphere de "cage aux folles" dans ce club ShortBus. Mais c'est surtout l'émotion, la gène, les rires et l'envie de sortir de leurs solitudes, de leurs angoisses qui éclatent aux yeux stupéfaits des spectateurs, un film vrai ! Toutefois pour un public averti, on n'est pas habitué à voir la sexualité sous cette angle

12:37 PM

 
Anonymous wanshai said...

Un très long orgasme d'1 h 45. De l'humour, de l'humour et encore de l'humour. C'est cru mais sans violence. il faut se laisser embarquer à bord du shortbus.

12:38 PM

 
Anonymous Methos101 said...

Vu aujourd'hui, et je peux vous dire que même si on pouvait avoir peur, c'est un très bon film. Alors qu'on pouvait s'attendre a quelque chose de vulgaire et sans fond, où une enfilade de scènes X mal filmées au service d'un discours prétentieux et psycho-socio-bobo (PornoChic), nous avons une comédie dramatique sincère et délurée. Premier point, le film a une vrai réalisation, on sent pendant tout le métrage, une mise en scène réfléchie et au service du film. L'histoire et les persos sont vrais (les acteurs sont pourtant non professionnels) et attachants. Les scènes de sexes non simulées n'ont rien de graveleuses, elles sont justes réalistes et en parfait accord avec l'esprit du film, à la fois hédoniste et désenchanté

12:38 PM

 
Anonymous dura_lexxx said...

nfin un film qui parle de sexe et qui filme du sexe de manière à la fois drôle, décomplexée, et sans cette insupportable pudibonderie à laquelle on est habitué. Il n’est évidemment pas possible de filmer toujours de manière aussi crue, mais cela fait au moins du bien de savoir que c’est possible. Sur le fond, Shortbus est un savoureux fouillis des destins qui se croisent, de sujets graves et moins graves, abordés souvent avec drôlerie, de personnages plus ou moins loufoques, déjantés, décalés, marginaux. Le message est évidemment un peu angélique : « résous tes problèmes en baisant au Shortbus », mais le réalisateur n’est pas dupe de sa superficialité, et place son action dans un New York onirique en carton. Il n’essaye pas de faire croire à une rédemption par le sexe, mais experimente simplement un cinéma qui se lache mais qui s’assume. Le film s’achève en fanfare sur un final kitsch et flan qui laisse le spectateur euphorique.

12:38 PM

 
Anonymous FritzLangueur said...

Depuis toujours, le cinéma s’est placé aux travers d’œuvres fortes et existentielles comme témoin de son temps. Un révélateur qui met au pilori notre société sur ses heurts et malheurs et qui s’achève en venant coiffer cette morosité par un insolent optimisme. Shortbus participe magnifiquement à ce genre cinématographique. C’est une jouissive chronique désespérée de deux couples et d’une célibataire très endurcie en panne d’une réelle sexualité. Nous les suivons jusque dans leurs débats les plus intimes au sens propre comme au sens figuré dans leurs quêtes du corps idéal. Ce même corps qui nous est montré de manière abrupte presque à l’état sauvage d’une beauté pudique et qui n’est que la représentation de l’autre que l’on espère toujours plus différent, performant et désirable. Cette chasse à l’autre n’est en définitive qu’une conséquence de l’après 1968 où tous les tabous levés et toutes les aspirations permises, l’individu ne peut exister qu’à travers le besoin d’un absolu chimérique qui n’existe pas. On simule, on se blesse, on joue, on fanfaronne… On en oublie les vraies valeurs celle de vivre pour soi avec et au travers de l’autre. Mené avec un esprit frondeur, ce film touche infiniment et fait mouche même dans ce qu’il y a de plus cru. Les scènes sexuelles n’étant pas moins choquantes que les intentions purement égoïstes des uns et des autres. Et il suffit d’un incident pour que toute la ville se sente à nouveau « revivre » et que ces habitants tombent les masques libérant l’instinct primaire, celui qui révèle l’amour vrai et vient contredire le mensonge. Subtil, d’une grande profondeur, d’une humanité sans calcul et très maîtrisé, Shortbus s’impose comme un film qui marquera sa génération.

12:39 PM

 
Anonymous Globinou said...

Personnellement, je trouve que John Cameron Mitchel a réussi l'exploit de filmer le sexe sans tabou, en le banalisant et en en faisant que ce qu'il est réellement : une des nombreuses facettes de notre quotidien qui nous touche tous. Mais bien au-delà de ça, c'est un film sur l'être humain. Le réalisateur décortique ce qu'on nomme couramment des perversions pour montrer toute l'humanité et la détresse qui peut se cacher derrière. On se retrouve face à des êtres qui vibrent de fragilité dans leur quête de réponse à leurs intérrogations. On ne peut que se reconnaître un peu dans chaque personnage. Et sous cette lumière, le sexe qui peut sembler bestial de prime abord devient beau, devient intime, devient Humain avec un grand H. En plus, outre le fait d'être techniquement très réussi, il se paie le luxe de jongler avec bio entre le comique et le drame. Rires et pleurs, c'est la recette de ce que j'appelle un très bon film. Je vous le recommande d'urgence !

12:39 PM

 

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