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mercredi, mai 07, 2008

Loin de Sunset Boulevard




Date de sortie : 07 Mai 2008
Réalisé par Igor Minaev
Avec Sergueï Tsiss, Youlia Svejakova, Igor Dmitriev
Film français, russe.
Genre : Drame, Historique
Durée : 2h 10min.
Année de production : 2005
Titre original : Far from Sunset Boulevard
Distribué par Zelig Films Distribution





URSS, fin des années 80. Un couple de vieux artistes soviétiques est assiégé dans sa datcha par une meute de journalistes. Ils ne comprennent pas pourquoi. Il s'agit de Constantin Dalmatov, réalisateur de films à succès sous Staline, et de sa femme, Lidia Poliakova, qui était aussi l'actrice principale de ses oeuvres. Pris de panique, croyant que l'on vient les arrêter, ils commencent alors à brûler les traces de leur passé glorieux..

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4 Comments:

Anonymous gege728 said...

Excellent film qui s'adresse vraiment à tous les publics. Les scènes de tournage de comédies musicales sont fastueuses et très surprenantes dans une histoire qui se passe dans la Russie stalinienne. On découvre comment alors vivaient les privilégiés du système, entre confort et peur d'être arrêtés du jour au lendemain. C'est grâce à tout ceux qui n'ont pas le courage ou la possibilité de se révolter que les régimes totalitaires ont pu se maintenir et faire leur propagande. C'est ce que montre parfaitement ce film!

9:55 PM

 
Anonymous fabkor said...

Un film qui propose avec une grande intelligence une réflexion - qui se poursuit bien après la séance - sur les multiples et subtils rapports entre l’art, l’amour, l’ego, le pouvoir, la propagande, l’Histoire, la mémoire… Le cadre de cette réflexion, l’univers des comédies musicales dans l’URSS de Staline, amplifie le contraste entre l’apparente légèreté des sentiments humains et leur complexité réelle. J’ai trouvé ce film universel et magnifique.

9:56 PM

 
Anonymous WWWWWWWWWW said...

Ce film a environ 30 ans de retard. C'est ce que l'on peut imaginer de plus blanc dans la russie de Staline. C'est surjoué parfois. Il faut noter quelques moments rigolos. 3 étoiles parce que ce film vaut le coup d'être vu. Pour certains moments notamment l'emménagement dans la datcha et cette histoire d'amour si étrange, si typique d'un autre temps, où les apparences devaient être sauvées mais n'avaient déjà plus lieu d'être. Regardez Est-Ouest c'est bien mieux dans le même genre, c'est mieux joué, et là au moins on se souvient de la BO après le film. Il y a moins de paillettes tonitruantes.

9:56 PM

 
Anonymous asketoner said...

Au début des années 90 est sorti un film extraordinaire qui s'appelle Rez-de-chaussée. Une heure brute de boy meets girl en noir et blanc, pas un kopek, mais mille idées à la seconde, un travail sur le son démentiel, des acteurs beaux à crever. Je l'ai vu l'été dernier, j'étais subjugué, je voulais tout voir de son réalisateur : Igor Minaiev. Alors j'ai vu L'inondation, son second film, avec l'affreuse Isabelle Huppert, bien cadenassée dans un film à son image : un film fait de commisérations, mesquin, faux d'un bout à l'autre. Budget gigantesque : il fallait reconstituer St-Pétersbourg et noyer le décor sous un mètre d'eau. J'ai retenu un plan d'escalier submergé et un homme entraîné par le courant au bas des marches, et c'est tout. Déception brutale. Je me suis renseigné : Minaiev, entretemps, était devenu prof à la Fémis. Silence radio. Et là, sans rien en attendre, je suis allé voir Loin de Sunset Boulevard, son nouveau film, quasi inespéré. Et je ne regrette pas, même si ce n'est pas du niveau de Rez-de-chaussée. C'est un hommage à Lili Marlen de Fassbinder. Une histoire loukoumesque à souhait, un mélo impossible, une fresque pénible avec coiffures d'époque, meubles, lustres etc..., une comédie musicale kitschissime et mordante sur l'URSS de Stalline. L'actrice s'en donne à coeur joie : elle chante avec un cadavre devant son professeur d'anatomie, elle se ballade dans les rues de Moscou avec un faux noir qui lui dit I love you, elle sait que tout ça va mal finir. Il n'y a chez le réalisateur aucune désinvolture : il prend son sujet à bras le corps. C'en est la qualité, et la limite. Tout ça est très bien (musicalement extraordinaire, avec une vraie qualité de lumière et de cadrage, des scènes énergiques et vraiment pensées), mais en même temps, tout est beaucoup trop pensé, tenu, maîtrisé. On sent que rien, aucun plan ne le brûle. On sent que Minaiev domine son film. Et s'il convoque facilement Fassbinder, Demy et Fosse, il peine à faire vivre ses personnes

9:56 PM

 

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